31 octobre 2012

Assurance vie : les questions à se poser avant de signer

Par Charlotte Simoni
Assurance vie : les questions à se poser avant de signer

Vous souhaitez ouvrir un contrat d’assurance vie ? Pas si vite ! Si votre banquier, assureur ou tout autre professionnel de la finance, vous propose de souscrire un nouveau contrat, veillez d’abord à vous poser les bonnes questions. Tour d’horizon.

Vous souhaitez ouvrir un contrat d’assurance vie ? Pas si vite ! Si votre banquier, assureur ou tout autre professionnel de la finance, vous propose de souscrire un nouveau contrat, veillez d’abord à vous poser les bonnes questions. Tour d’horizon.

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Depuis quand ce produit est-il commercialisé ?

La nouveauté n’est pas une garantie en assurance vie. Bien souvent, les établissements ne cessent d’étoffer leur gamme de produits tous les ans. Leur objectif ? Draguer de nouveaux clients avec des taux attractifs sur les derniers-nés des contrats en tête de gondole… au détriment des assurances vie plus anciennes dont les taux sont sacrifiés. A titre d’exemple, certains établissements bancaires n’hésitent pas à rémunérer certains de leurs vieux contrats à des taux avoisinant les 2,50 %. Soit moins que le livret A une fois les cotisations sociales de 15,50 % déduites… Notre conseil : un rapide coup d’œil sur la politique commerciale permet d’apprécier la manière dont vous serez traité. Ainsi, sachez qu’à la différence des grands réseaux, les mutuelles ne s’appuient que sur deux ou trois contrats seulement. Certains affichant parfois plus de trente ans d’existence ! Rassurant.

Quels frais seront pris sur mon épargne ?

A priori anodine, cette question ne doit pourtant pas être éludée ! En effet, selon les contrats, la grille tarifaire peut varier du simple au double. Les frais sur versements, également appelés frais d’entrée, oscillent ainsi de 0 à 5 %, minorant logiquement le capital investi. N’hésitez donc pas à négocier avec votre conseiller. Considérez toutefois qu’au dessus de 3 %, ils sont hors marché ! Autre point : les frais de gestion. Les taux pratiqués sur le marché sont en moyenne de 0,60 % sur le fonds en euros, et de 0,85 % sur les supports à risque. Là encore, les chiffres doivent être mis sur la table. Idem pour les frais d’arbitrages. Sachez toutefois que de bons contrats facturent moins. C’est notamment le cas des assurances vie distribuées sur le web, dont les frais d’entrée sont généralement gratuits. Bon à savoir donc !

Le capital est-il garanti ?

Une assurance vie est un placement à deux faces. Bien souvent, les contrats comportent un fonds en euros. Son montant – net de frais de gestion – est garanti à tout moment par l’assureur. De surcroit, les intérêts générés chaque année sur un tel fonds sont définitivement acquis, venant s’ajouter au capital initial. Parallèlement, les contrats se composent également de supports financiers, dits unités de compte. Si vous souhaitez placer une partie de votre épargne sur ce type de fonds, sachez que la garantie en capital ne joue pas,puisque la valeur en euros des supports varie au gré des marchés financiers. Autrement dit, en cas de baisse des marchés, il y a de fortes chances pour que votre capital soit diminué. Et vice versa. A vous de voir !

Combien a rapporté le fonds en euros de mon contrat ?

Le fonds en euros est le support de référence en termes de sécurité ! 85 % des versements y sont investis. Mais les performances affichées sont loin d’être équivalentes d’un établissement à l’autre… L’année dernière, la moyenne du marché s’est située autour de 3 %. Sachez également que sur la période 2008-2011, les très bons contrats ont rapporté 18,45 % cumulés, les moyens autour de 16,42 % et les mauvais moins de 14,53 %. Des indications qui vous permettront donc de situer le contrat qui vous intéresse par rapport au marché. De même, appréciez aussi les rendements des contrats similaires proposés par l’établissement, mêmes s’ils ne sont plus commercialisés. Des rendements mauvais vont donneront vite la tendance commerciale pratiquée par votre banquier ou votre assureur… A bon entendeur.

Charlotte Simoni

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