Le 10 octobre dernier s’est déroulée la première journée nationale des femmes entrepreneures. Cet événement fait suite à la publication du premier baromètre éponyme. Monnaie Time fait le point
Le 10 octobre dernier s’est déroulée la première journée nationale des femmes entrepreneures. Cet événement fait suite à la publication du premier baromètre éponyme. Monnaie Time fait le point
Réalisé entre le 27 août et le 4 septembre 2012 par la Fédération nationale des Caisses d’épargne et des partenaires spécialisés, le « baromètre des femmes entrepreneures » montre que la gent féminine représente péniblement 30% des créateurs d’entreprise en France. « La bonne nouvelle c’est que les femmes ont compris qu’elles devaient aller sur le terrain et reseauter pour monter leur projet. La mauvaise c’est que leurs projets sont de plus en plus petits parce qu’elles ont encore du mal à se faire accompagner. Pour preuve, 90% de celles qui créent une structure n’embauchent aucun salarié » constate Maïté Debeuret, co-créatrice de la Caravane des Entrepreneurs et animatrice du portail entrepreneure.fr. A écouter cette spécialiste, deux grandes raisons expliqueraient ce phénomène : le fait que les femmes aient globalement moins confiance que les hommes dans leur pouvoir créatif et entrepreneurial couplé à une peur du risque exacerbée. « Au final les femmes se donnent corps et âmes dans leur projet mais finissent par s’épuiser car elles ne recrutent pas et ne délèguent pas » ajoute notre interlocutrice.
Une journée nationale pour faire changer les mentalités ?
Après le 8 mars, le 10 octobre ? « Je crois qu’il est important de pérenniser ce rendez-vous car il est très différent du 8 mars centré sur les droits des femmes en général. Nous voulons ici nous focaliser uniquement sur la question de l’entreprenariat féminin » précise Mme Deuberet. Le succès de cette première édition montre en tous cas que cette thématique est loin de laisser indifférentes les principales intéressées. Ce sont en effet pas moins de 3500 femmes qui ont fait acte de présence le 10 octobre au Palais des Congrès de Paris pour trouver des solutions et briser le plafond de verre entrepreneurial. Au programme des témoignages de créatrices, des parcours de femmes qui ont réussi, des conseils et des perspectives. Consciente que la solution pour sortir de cette situation réside essentiellement dans l’accompagnement, Maïté Debeuret insiste également sur l’importance d’une volonté politique pour faire bouger les choses. « Tant que les femmes ne disposeront pas de davantage de places en crèche et qu’on ne leur facilitera pas l’accès aux financements, elles seront confrontées à des difficultés difficilement surmontables, et ce qu’elles soient accompagnées ou pas » conclut la spécialiste.
Sandra Franrenet









