Le géant américain Facebook a récemment racheté Instagram, l’application de la petite start-up de San Fransisco. Un bon prétexte pour analyser les clés du succès de cette entreprise.
Le géant américain Facebook a récemment racheté Instagram, l’application de la petite start-up de San Fransisco. Un bon prétexte pour analyser les clés du succès de cette entreprise.
Son nom était sur toutes les lèvres en août dernier lorsque les autorités américaines ont donné leur feu vert à son rachat par le réseau social en ligne Facebook. Il s’agit bien sûr d’Instagram, l’application de photographie pour Smartphones. Pour Will Orémus, journaliste à Slate.com, « pour de nombreuses start-ups, se faire racheter par une entreprise comme Google ou Facebook est l’ultime preuve de réussite ». Or quand on sait que la jeune start up américaine (qui compte seulement 9 salariés et 100 millions d’utilisateurs contre 900 millions pour Facebook) s’est vue offrir 715 millions de dollars par Mark Zuckerberg, on peut en effet parler de réussite, voire de jackpot ! Un prix qui paraît d’autant plus exorbitant que fort de ses 3000 salariés répartis partout dans le monde, Facebook aurait pu développer une application similaire voire encore plus belle et de facto bien moins chère. Pourquoi dès lors avoir déboursé autant ? Pour Will Orémus, la réponse est claire : « Parce que pour Facebook, il ne s’agit pas seulement d’améliorer son application de partage de photos. C’est une question de domination. Facebook ne veut pas être l’une des options possibles pour partager votre contenu personnel avec vos amis et des inconnus. Il veut être la seule. » C’est donc le prix du monopole sur le Web et pas autre chose que Zuckerberg a payé.
Instagram : toutes les qualités requises pour Facebook !
Le fait qu’Instagram ait développé une application de partage de photos, domaine cher à Facebook, explique en grande partie ce rachat. Ce n’est pourtant pas la seule raison. Pour Stéphane Amis de Fullsix, « le profil des deux jeunes entrepreneurs est aussi un élément déterminant car ils apportent une dimension créative très complémentaire de celle du patron de Facebook. » Contrairement aux apparences, Facebook n’est en effet pas ce qu’on peut appeler une entreprise innovante. Le réseau social est en outre de plus en plus considérée comme un « réseau de vieux » que Zuckerberg cherche coûte que coûte à rajeunir. D’autres analystes comme Philippe Torres, responsable de la cellule de veille technologique L’Atelier y voient également un choix stratégique : « la valeur d’une telle application peut doubler, voire tripler avec la puissance du réseau social » explique-t-il. Et quand on sait que l’application de la petite start up commençait à faire de plus en plus d’ombre au géant, on comprend définitivement qu’Instagram possédait toutes les qualités pour se faire racheter !
Sandra Franrenet









